Les choses simples

1.9.08

La rentrée

Vendredi
En rentrant du travail, j'ai trouvé à la maison Nico et Stéphanie avec Sandrine et Vincent.
Nous avons feuilleté quelques magazines et en regardant d'un air désabusé la page des vibromasseurs sur le catalogue La Redoute, cherchant le visage de cette jeune femme qui ne sait pas que ces produits ne sont pas fait pour masser la joue, Nicolas m'a parlé d'un épisode d'How I met your mother ?
Il essaie de trouver une complicité à ce sujet avec moi mais je n'accroche pas ; il me rappelle un truc à propos de cet épisode mais très vite je me rends compte que nous ne l'avons pas vu. Sur le coup, je me sens un peu con d'en avoir oublié un et finalement, je suis très heureux car il nous en reste au moins un à voir. Du coup, un peu plus tard dans le week-end, nous avons pu regarder l'épisode 19 de la saison 2 et bien rigoler.
Nous avons donné le bain à Vincent et Nico et Stéph sont rentrés chez eux. Nous sommes ensuite allés chez Fanny et Seb.
Soirée très sympa, avec les Pinto. Vincent et Alexia se sont endormis sans problème dans la chambre de Fanny, alors que nous parlions quand même assez fort juste à côté. Ils sont géniaux ces enfants. Pour l'instant en tout cas.
Je me suis fait engueuler par Seb au sujet d'un ami qui me doit de l'argent et qui ne semble pas m'avoir mis au sommet de ses priorités.
Samedi
Pédiatre le matin. 72 cm et 9,540 kg. RAS pour Vincent.
Le midi, nous avons mangé chez ma mère. Très bon repas jusqu'au dessert. Elle a essayé un gâteau aux fraises Tagada et disons que l'essai n'était pas très concluant. Par contre, les fraises Tagada en trop, avec un peu de cidre, ça valait le coup. J'ai tout de même mangé ma part mais Sandrine n'a pas fait l'effort.
Vincent a bien dormi. Nous en avons profité, Sandrine et moi, pour faire le tour des pâtisseries pour les gâteaux du baptême. Ca approche à grands pas.
A notre retour, Sandrine m'a rasé le crâne.
Après le goûter de Vincent, nous sommes passés chez les Pinto. Vincent s'est fait couper ses rouflaquettes (ou roustaflettes pour Sandrine), ses petites boucles à la Rabbi Jacob qui lui donnaient son air drôle. J'ai longtemps gardé une de ses mèches de cheveux, incapable de la jeter à la poubelle ou de la laisser trainer par terre et puis finalement, je me suis résolu, je l'ai jetée.
Sandrine aussi a eu le droit à une petite coupe avec un brushing. C'est Katarina, une amie de Laetitia et Micaël qui coiffait tout le monde. A notre arrivée, Laetitia était dans une superbe robe, son bronzage en évidence, mais surtout les cheveux en l'air et de l'aluminium un peu partout. Sympa.
Il y avait aussi le frère de Micaël et sa femme, enceinte jusqu'aux oreilles. Ils nous ont proposé de rester manger mais il y avait des moules au menu alors...
Comme je savais qu'Adrien était sur Noisy ce samedi, je lui ai passé un coup de fil et hop, un quart d'heure plus tard, il nous retrouvait chez nous pour un début de soirée. Nous avons discuté de tout et de rien, avant qu'il nous quitte vers 22h pour un anniversaire au Perreux dans la maison d'une personne morte... Quand il est parti, je me suis dit que sa présence chez nous n'avait pas du tout été étrange et qu'en fait, tout cela était même très simple, de le voir là assis sur notre canapé à discuter avec nous, comme s'il était déjà souvent venu. Tant mieux.
Soirée cool à la maison.
Dimanche
J'avais rendez-vous au Parc du Tremblay avec mes camarades du hand à 8h45. J'étais à l'heure, frais, motivé et j'étais surtout seul. J'ai vérifié le texto puis j'ai vu un autre mec arriver, celui qui ne paie pas de mine mais qui court comme une gazelle. Nous avons attendu ensemble une bonne heure avant de voir arriver l'entraîneur qui s'est excusé en disant que sa montre était toujours sur l'heure d'Alger. D'autres sont arrivés au compte goutte et nous avons pu commencer le test de Cooper : parcourir le plus de tour d'une piste d'Athlé pendant 12 minutes.
Le petit mec m'a mis un tour. J'ai fait 6 tours ce qui correspond à la limite basse d'un état jugé "bon", mais ce n'est pas terrible et je sais que je suis capable de mieux faire.
Après ce test et quelques étirements, nous avons rejoint d'autres mecs, des jeunes, anciens handballeurs ou juste footeux du dimanche pour faire un match. L'herbe était trempée et le sol très glissant. Nous avons fait une équipe de handballeurs contre les autres. Ce n'était pas simple au niveau des appuis. Je suis parti vers 11h30, pensant à Stéphane au Plessis Trevise qui fait une préparation hyper physique, tous les soirs, depuis plus d'une semaine. Deux mondes différents.
J'ai retrouvé Sandrine, dans une très belle qu'elle n'a pu mettre trop souvent cet été, vu le temps, chez ses parents et nous sommes rentrés, esquivant une nouvelle invitation à déjeuner. Nous avions besoin pour le dernier jour de vacances de Sandrine d'un moment seuls. Nous avons profité de notre dimanche pour nous détendre, profiter de nous, de Vincent.
Lundi
Sandrine a repris le travail laissant Vincent à Abassia, notre nourrice, ce qui n'était pas chose facile, après trois semaines de vie commune.
De mon côté, je suis allé à Marne la Vallée ce matin. Je devais visiter deux hôtels pour l'organisation de notre séminaire d'octobre.
J'étais sur le quai du RER à la même heure que les autres jours mais en face. C'était drôle de regarder ces visages que je côtoie tous les jours, de regarder toutes ces personnes mais en étant de l'autre côté. J'avais l'impression d'être enfin à part, d'être enfin ce mouton noir que j'aurais voulu être, celui qui ne suit pas le mouvement ni la foule.
A Chessy, j'ai attrapé une navette qui devait normalement desservir l'hôtel où je devais aller mais je me suis trompé, du coup j'ai fait un tour complet pour revenir au point de départ. J'ai ensuite refait la même erreur mais plutôt que de revenir, je me suis arrêté à un autre hôtel et j'ai fait le reste du chemin à pied.
Le premier hôtel était le Dream Castle, endroit que je connais déjà pour y avoir utilisé la piscine, le sauna, le hamam et pour avoir payé un massage à Sandrine et y avoir passé un moment de l'enterrement de vie de jeune fille de Virginie, avec Indiana, Laetitia et Sandrine.
Sympa, familial, pas trop cher.
Pour atteindre l'autre hôtel, le Radison, face au golf, il fallait revenir à la gare par la navette et en attendre une autre qui elle ne passait que toutes les heures. J'ai réussi à l'avoir, j'étais seul dans le bus.
Hôtel maginifique, belles prestations, très axées "entreprises".
A la fin, comme la navette n'était pas là, la jeune fille qui m'a fait la visite a proposé de me ramener dans sa voiture perso.
J'étais au boulot à 12h10.
Après-midi, enfin de retour à mon poste. Il y a du boulot à cause du séminaire de vendredi.
Le soir, j'ai récupéré Vincent chez Abassia. Il a eu un peu de mal à retrouver ses repères chez elle, avec une petite crise pour dormir. Pendant le week-end, il avait piqué sa première colère quand Sandrine lui avait retiré des mains un morceaux de pain tout humide. Ca commence !
Nous sommes rentrés tous les deux, avec le porte-bébé et Sandrine est arrivée 10 minutes plus tard pour lui sauter dessus comme si elle venait de passer une semaine entière sans le voir.
Ma mère est arrivée un peu après, une migraine au milieu du crâne. Après le bain et le biberon, nous avons laissé Vincent dans les bras de ma mère et nous avons rejoint Laetitia au Franprix pour notre seconde soirée de préparation au baptême.
Stéphane était déjà là.
Nous attendions un couple qui nous avait fait beaucoup rire la dernière fois. Ils sont arrivés avec leur petite fille mais la dame qui avait été très claire à ce sujet leur a demandé de choisir quelle personne pouvait rester et quelle autre pouvait rentrer avec la petite. C'est la femme qui est restée, à mon grand regret car son mari valait vraiment le détour et nous l'avions bien vendu à Laetitia.
Une autre maman, qui n'était pas là la dernière fois s'est assise autour de la table. N
Nous avions des choses à préparer, des textes à choisir et seul un couple avait fait son travail. Nous avons essayé de pondre deux trois phrases toutes simples et ça a fait l'affaire.
Quand la dame a demandé aux gens d'écrire quelque chose sur la feuille qui sera transmise au prêtre, la nouvelle et la femme du con, ont protesté. Et toutes les deux, mais surtout la nouvelle en fait, n'ont pas arrêté de critiquer, de se plaindre. La nouvelle nous a bien fait rire malgré tout. La dame trouvait que nous étions dissipés et c'était un peu vrai mais c'était beaucoup plus chiant que la dernière fois alors il fallait bien détendre l'atmosphère.
Au début, la dame m'a dit : "Vous, c'est Romain, le papa de Vincent ?" J'ai répondu que oui, c'était bien moi. Elle a noté un truc puis a demandé : "Et c'est le seul ?" J'ai répondu directement : "Le seul papa ? J'espère bien..." Ah, ah, ah... qu'est-ce qu'on se marre ! (En fait, elle voulait savoir si c'était mon seul enfant)
Stéphane est parti à 22h donnant comme excuse qu'il se levait tôt demain...
Laetitia nous a ramené. Nous avons retrouvé ma mère recouverte d'un plaid, endormie sur le canapé. Elle avait regardé les quatre premiers épisodes d'How I met your mother ? et épuisée par sa migraine avait fini par céder. Nous l'avons libérée de son devoir.

Sandrine s'est couchée peu de temps après.
Je n'aime pas du tout le 1er septembre : la rentrée, la fin des vacances, la grisaille...